Les gynécologues exerçant en AUVERGNE-RHONE-ALPES, notamment à Lyon, Grenoble et Clermont-Ferrand, doivent être particulièrement attentifs aux conditions dans lesquelles ils reçoivent leurs patients. L’accueil de patients non adressés par leur médecin traitant peut exposer le praticien à des risques financiers significatifs ainsi qu’à des conséquences professionnelles lourdes.
En effet, le non-respect du parcours de soins coordonné peut entraîner, d’une part, des récupérations d’indus par la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) et, d’autre part, des sanctions professionnelles pouvant aller jusqu’à la mise hors convention.
Le Code de la sécurité sociale, et notamment son article L. 162-5, encadre strictement les relations entre les médecins et l’assurance maladie. Il rappelle l’importance du respect des règles conventionnelles et du parcours de soins coordonné, qui conditionnent la prise en charge optimale des actes par l’assurance maladie.
Si le principe du libre choix du gynécologue demeure, il s’inscrit dans un cadre conventionnel précis. Le non-respect de ce cadre peut avoir des répercussions directes sur la facturation et sur les contrôles exercés par les organismes d’assurance maladie.
La réglementation prévoit plusieurs mécanismes de contrôle, dont la mise sous accord préalable, destinés à prévenir les pratiques non conformes. Ces contrôles sont notamment fréquents lorsque des actes sont facturés en dehors du parcours de soins.
C’est particulièrement le cas de la cotation C2 (avis ponctuel de consultant – APC), qui ne peut être facturée qu’à la condition d’une demande explicite et préalable du médecin traitant, dans des conditions strictement définies par la convention médicale.
En cas de manquement, la CPAM peut réclamer le remboursement des sommes indument versées, somme qui peuvent dépasser la centaine de millier d'euros...
Au-delà du remboursement des indus, l’assurance maladie peut engager une procédure de déconventionnement, susceptible d’aboutir à une mise hors convention. Cette sanction constitue un risque professionnel majeur : elle prive le gynécologue des avantages conventionnels, notamment des tarifs opposables et d’une prise en charge normale des soins par l’assurance maladie, avec des conséquences directes sur l’activité et la patientèle.
Dans la pratique, le gynécologue devra souvent répondre à un tableau récapitulatif des actes litigieux produit par la CPAM et apporter lui-même les éléments permettant de contester le caractère indu des sommes réclamées.
Enfin, des pénalités financières peuvent être appliquées en cas d’irrégularités de facturation, telles que des actes non réalisés ou des doubles facturations, lesquelles peuvent, dans certaines situations, être qualifiées de fraude. Elles sont proportionnées à la gravité des faits et aux montants indûment perçus.
Il est donc essentiel, pour les praticiens exerçant notamment à Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand et plus largement en Auvergne-Rhône-Alpes, de veiller au strict respect du parcours de soins et des règles de facturation conventionnelle.
Contactez Maître Renaud de LAUBIER, avocat intervenant aux côtés des professionnels de santé en région AUVERGNE-RHONE-ALPES, et plus particulièrement à Lyon, Grenoble et Clermont-Ferrand, pour toute question ou accompagnement en matière de contrôle CPAM et de contentieux conventionnel.
Par mail ou au 04 91 15 75 75.